Interview de la créatrice

 

INTERVIEW DE LA CREATRICE

 

Les Serviteurs d'Apollon:

Comment l'idée de créer un tel magazine vous est-elle venue? Et pourquoi?

Fémi PETERS, créatrice du magazine et écrivain:

J'y pensais depuis longtemps. Découragée par les lettres de refus stéréotypées des éditeurs, je me disais que les choses étaient mal faites, que les auteurs étaient seuls avec leur désarroi et leurs inquiétudes. Je me suis mise à imaginer le magazine idéal, qui serait à l'écoute des écrivains et leur donnerait la possibilité d'être publiés. Comme de bien entendu, ce magazine n'existait pas! Alors, je me suis dit: et si je le créais? Je ne me suis pas lancée seule dans l'aventure. Nous sommes deux à nous occuper des Serviteurs d'Apollon et c'est un réel travail, en sus de l'officiel! Mais j'en suis ravie! Evidemment, il n'est pas parfait, mais notre exigence est et restera toujours: être à l'écoute des auteurs.

 

L.S.A:

Vous êtes écrivain, quel genre de livre écrivez-vous et avez-vous toujours eu cette vocation?

F.P:

J'écris depuis mon adolescence, mais je ne me considérais pas alors comme un écrivain. Petit à petit, encouragée et soutenue par un proche, j'ai donné la priorité à l'écriture. J'ai commencé à écrire des nouvelles, puis j'ai succombé à l'appel du roman. J'écris aussi de temps en temps des pièces de théâtre; si je devais définir mon style, je dirais que j'aime beaucoup l'ironie et l'originalité. J'écris toujours des oeuvres basées sur l'imagination et le rêve. Je déteste le style autobiographique et la vulgarité.

 

L.S.A:

Quel genre de choses vous inspirent et vous poussent à écrire? Ou en d'autres termes où puisez-vous votre inspiration?

F.P:

Question difficile! Une remarque, une situation, un article, peuvent m'inspirer et faire voler ma plume. Tout à coup une idée me traverse l'esprit et je me dis: voilà qui pourrait faire un roman.

 

L.S.A:

Connaissez-vous parfois l'angoisse de la page blanche? Quel est votre pire cauchemar en ce qui concerne l'écriture, votre plus grande peur?

F.P:

Je ne crois pas avoir eu un jour cette angoisse de la page blanche. Par contre, j'ai régulièrement une inquiétude: que donner comme titre à ma future oeuvre? C'est parfois pénible parce que je ne peux absolument pas commencer à écrire si je n'ai pas le titre! Quant à ma plus grande peur, c'est sans hésiter perdre le désir d'écrire.

 

L.S.A:

Vous souvenez-vous de votre premier jet?

F.P:

Si ma mémoire est bonne, il s'agit d'une pièce de théâtre que j'ai écrite toute jeune, et que j'ai trouvée si nulle que je l'ai jetée.

 

L.S.A:

Quel genre vous rebute et pourquoi? Dans quel genre craignez-vous de vous lancer et pourquoi?

F.P:

 La poésie, même si j'aime en lire, n'est pas vraiment ma tasse de thé! Je ne m'y sens pas trop à l'aise car il faut plus laisser parler ses émotions, ses sensations. Moi, j'intellectualise tout, trop sans doute!

 

L.S.A:

Quel genre vous tenterait? Vous y essaierez-vous un jour ou non? Si non, pourquoi?

F.P:

J'aimerais bien essayer d'écrire un roman policier, mais je ne crois pas que j'y arriverais. Trop de logique pour moi qui suis rêveuse avant tout...

 

L.S.A:

Dans quel genre êtes-vous le plus à l'aise? Pourquoi?

F.P:

Indubitablement le roman! Je peux me lancer dans une longue histoire, développer mes personnages, créer une atmosphère. Et comme je mets généralement du temps à écrire un roman ( entre 6 mois et 2 ans) je vis avec mes personnages, à tel point qu'ils me manquent lorsque j'écris le mot "fin"!

 

L.S.A:

Vos projets littéraires, en cours ou à venir, quels sont-ils?

F.P:

J'écris en ce moment un roman de fantasy, qui s'adresse plutôt aux enfants, et je corrige et améliore un roman qui me tient à coeur ( c'est celui sur lequel j'ai passé 2 ans). J'ai abandonné les éditeurs pour le moment, je participe parfois à des concours d'écriture mais surtout je m'occupe du magazine qui se développe plus vite que je ne l'aurais espéré!

 

L.S.A:

Les auteurs que vous admirez ou détestez, toutes époques confondues?

F.P:

 Victor Hugo est le maître, Balzac vient en second. J'ai une affection particulière pour les classiques et ne connais pas trop les modernes. J'aime beaucoup les auteurs anglo-saxons, comme Jane Austen ( quel humour!) Sinon, je salue Baudelaire, bien entendu!

 

L.S.A:

Des petites manies ou lubies littéraires?

F.P:

Comme je l'avais dit auparavant, il me faut le titre avant d'écrire; sinon, j'aime bien le silence ou un peu de musique. Il faut éviter de m'interrompre lorsque je suis en pleine phase créatrice et il paraît que j'en oublie même d'aller manger. Si j'ai une bonne phrase dans la tête, je dois aller l'écrire séance tenante, de peur de l'oublier. J'ai aussi pour fâcheuse habitude de "saouler" mon entourage sur le livre que je suis en train d'écrire, lui demandant ce qu'il en pense, lui confiant mes idées et bien sûr n'écoutant pas ou prou ses timides suggestions!

 

L.S.A:

Enfin, quel conseil donneriez-vous à tous nos chers amis de la plume?

F.P:

 Continuez! Et ne vous découragez pas!

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Dernière mise à jour de cette page le 21/04/2009

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